Toronto Maple Leafs
| Ligue | LHSBA |
|---|---|
| Conférence | Est |
| Division | Atlantique |
| Directeur Général | Carl Fortin (2014-présent) |
| Aréna | Scotiabank Arena |
| Historique du club | Toronto Maple Leafs (2011-présent) |
Une forteresse fissurée : l’histoire d’une franchise incapable de maintenir son sommet
Depuis 2011, l’histoire de cette franchise dans la LHSBA se raconte en deux grands actes. Deux directeurs généraux, deux époques, deux visions, et surtout deux réalités bien différentes. D’abord, celle d’une équipe bâtie méthodiquement jusqu’au sommet de sa division. Ensuite, celle d’une formation devenue beaucoup plus imprévisible, capable de rebonds spectaculaires, mais incapable de retrouver une stabilité durable.
C’est le récit d’une organisation qui a connu l’excellence, qui a déjà été redoutée, mais qui cherche encore à comprendre comment transformer ses bonnes saisons en véritable continuité. Une équipe qui a souvent été compétitive, parfois dangereuse, mais qui n’a jamais réussi à franchir le dernier grand palier.
L’ascension rapide sous Jean-François Bedard
Le premier acte appartient à Jean-François Bedard, directeur général de 2011 à 2014. En seulement trois saisons, il a donné une identité claire à l’organisation. Dès 2011-12, l’équipe récolte 97 points, termine au 4e rang de la division Atlantique et participe aux séries éliminatoires. Le parcours s’arrête en demi-finale de conférence, mais les bases sont déjà solides.
La saison suivante confirme la progression. Avec 99 points en 2012-13, l’équipe monte encore d’un cran et demeure une formation difficile à affronter. Encore une fois, toutefois, le parcours éliminatoire se termine en semi-finale de conférence. Le talent est là, la structure aussi, mais le plafond commence déjà à se dessiner.
Le sommet de l’ère Bedard arrive en 2013-14. Avec une fiche de 49 victoires, 24 défaites et 9 défaites en prolongation, l’équipe récolte 107 points, termine au 1er rang de la division Atlantique et affiche l’un des meilleurs équilibres de son histoire avec 279 buts marqués contre seulement 232 accordés. La franchise atteint alors son plus haut niveau en saison régulière.
Mais le printemps refuse encore de lui sourire. Malgré cette saison dominante, l’équipe est éliminée en semi-finale de conférence. Ce troisième revers consécutif au même stade résume l’héritage sportif de l’ère Bedard : une construction rapide, une progression impressionnante, une équipe redoutable, mais un plafond jamais brisé en séries.
L’arrivée de Carl Fortin et la chute inattendue
Lorsque Carl Fortin prend les commandes en 2014, il hérite d’un champion de division. Le défi semble clair : préserver la structure déjà en place et trouver les ajustements nécessaires pour aller plus loin au printemps.
Mais au lieu d’un pas vers l’avant, l’organisation connaît une chute brutale.
De 2014-15 à 2016-17, l’équipe rate les séries trois saisons consécutives. Après les 107 points de 2013-14, elle tombe à 84 points, puis 76, puis 83. L’élan est cassé. La forteresse bâtie par Bedard se fissure rapidement, et la franchise passe d’équipe dominante à formation de milieu de classement, incapable de retrouver son identité.
Cette période demeure l’un des grands tournants de l’histoire récente du club. Elle montre à quel point il est difficile de maintenir l’excellence dans la LHSBA, même lorsqu’une organisation semble solidement installée parmi les meilleures.
Le sursaut de 2017-18 et le début des montagnes russes
La saison 2017-18 donne pourtant l’impression que Carl Fortin a retrouvé la formule. L’équipe explose avec 50 victoires, 106 points et le 1er rang de la division Atlantique. Défensivement, elle est solide. Offensivement, elle en fait assez. Sur papier, la franchise semble redevenue une puissance.
Mais encore une fois, le parcours s’arrête en demi-finale de conférence.
Cette saison aurait pu marquer le début d’une nouvelle ère dominante. Elle devient plutôt un autre sommet isolé. Dès 2018-19, l’équipe retombe à 75 points et rate les séries. La suite confirme une tendance frustrante : une bonne saison, puis un recul. Une qualification, puis une exclusion. Un regain d’espoir, puis une nouvelle déception.
En 2019-20, l’équipe revient en séries avec 93 points, mais s’arrête en semi-finale de conférence. En 2020-21, elle rate les séries. En 2021-22, elle revient encore avec 93 points, mais subit une autre élimination au même stade. L’organisation demeure compétitive par moments, mais elle ne parvient plus à bâtir une séquence durable.
La finale de conférence de 2022-23 : un espoir réel, mais sans lendemain
La saison 2022-23 représente le moment le plus encourageant de l’ère Fortin. Avec 93 points et une 5e place dans l’Atlantique, l’équipe n’écrase pas la saison régulière, mais elle trouve son rythme au bon moment. En séries, elle franchit enfin le plafond qui l’avait si souvent bloquée et atteint la finale de conférence.
Ce parcours donne l’impression que la franchise vient peut-être de tourner un coin. Après des années d’éliminations en demi-finale de conférence, elle réussit enfin à s’approcher davantage du sommet. Mais comme souvent dans son histoire, l’élan ne dure pas.
En 2023-24, l’équipe retombe à 80 points, termine au 6e rang de l’Atlantique et rate les séries. Le progrès de 2022-23 ne se transforme pas en fondation. Il devient un autre épisode isolé dans une histoire marquée par l’inconstance.
Le rebond de 2024-25 et le recul de 2025-26
La saison 2024-25 ramène encore une fois l’espoir. Avec 47 victoires, 99 points et une 2e place dans la division Atlantique, l’équipe retrouve un niveau très respectable. L’attaque produit 281 buts, la défensive demeure correcte, et la franchise semble avoir repris sa place parmi les clubs sérieux de sa division.
Mais le scénario demeure familier. Le parcours s’arrête en demi-finale de conférence, encore une fois. Une bonne saison, mais pas le grand pas attendu.
Puis vient la saison 2025-26, qui refroidit les attentes. Avec une fiche de 40 victoires, 35 défaites et 7 défaites en prolongation, l’équipe récolte 87 points, termine au 5e rang de l’Atlantique et rate les séries éliminatoires. L’attaque progresse pourtant avec 296 buts marqués, mais la défensive accorde 292 buts, un total trop élevé pour soutenir une vraie poussée au classement.
Cette exclusion est importante, car elle résume parfaitement le problème de l’ère Fortin. Même après une saison de 99 points, l’équipe n’arrive pas à enchaîner. Même après un rebond prometteur, elle retombe dans l’incertitude. La constance demeure le grand défi.
Une franchise encore à la recherche de ses clés
Le bilan de cette organisation est donc complexe. Sous Jean-François Bedard, la franchise a connu une montée rapide et une vraie domination en saison régulière, mais sans réussir à percer en séries. Sous Carl Fortin, elle a connu des saisons fortes, un premier rang de division, une finale de conférence et plusieurs retours au printemps, mais aussi de nombreuses exclusions et des reculs difficiles à expliquer.
Le problème n’est pas l’absence totale de talent. Le problème est l’absence de continuité. Cette équipe a prouvé qu’elle pouvait être très bonne. Elle a prouvé qu’elle pouvait atteindre les rondes avancées. Elle a même prouvé qu’elle pouvait redevenir dangereuse après des périodes creuses. Mais elle n’a pas encore prouvé qu’elle pouvait maintenir ce niveau année après année.
Aujourd’hui, la franchise demeure une énigme. Trop forte pour être ignorée, trop instable pour être pleinement crainte. Elle possède des saisons de 107, 106 et 99 points dans son histoire récente, mais aussi plusieurs exclusions des séries au moment où l’on croyait la relance amorcée.
Le défi de Carl Fortin est maintenant clair : retrouver les clés de cette forteresse bâtie au début de la décennie et transformer les coups d’éclat en véritable culture gagnante. La saison 2025-26 rappelle que le travail est loin d’être terminé.
Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une équipe capable de grandes choses, mais encore prisonnière de ses montagnes russes. Une franchise qui a déjà touché au sommet de sa division, qui a déjà rêvé d’aller plus loin, mais qui cherche toujours la stabilité nécessaire pour devenir une menace durable au printemps.
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Historique des Directeurs Généraux
| Période | Directeur Général |
|---|---|
| 2011–2014 | Jean-Francois Bedard |
| 2014 à présent | Carl Fortin |