« Los Angeles Kings » : différence entre les versions
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{| class="infobox" style="width: 22em; text-align: left; float: right; clear: right; margin: 0 0 1em 1em;" | {| class="infobox" style="width: 22em; text-align: left; float: right; clear: right; margin: 0 0 1em 1em;" | ||
|+ style="font-size: 1.25em; font-weight: bold; background-color: white; color: black; border-top: 8px solid # | |+ style="font-size: 1.25em; font-weight: bold; background-color: white; color: black; border-top: 8px solid #000000; border-bottom: 8px solid #A2AAAD; padding: 0.2em 0;" | Los Angeles Kings | ||
|- | |- | ||
| colspan="2" style="text-align: center; padding: 1em 0;" | [[File:Los Angeles.png|150px]] | | colspan="2" style="text-align: center; padding: 1em 0;" | [[File:Los Angeles.png|150px]] | ||
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! Conférence | ! Conférence | ||
| | | Ouest | ||
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! Division | ! Division | ||
| | | Pacifique | ||
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! Directeur Général | ! Directeur Général | ||
| Jérémie Paquet (2020-présent) | | Jérémie Paquet (2020-présent) | ||
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! Aréna | ! Aréna | ||
| | | Crypto.com Arena | ||
|- | |- | ||
! Historique du club | ! Historique du club | ||
| ''' | | '''Los Angeles Kings''' (2011–présent) | ||
|} | |||
'''Les Kings de Los Angeles : turbulence, renaissances et quête d’une vraie stabilité''' | |||
Si un mot pouvait définir le parcours des Kings de Los Angeles dans la LHSBA depuis 2011, ce serait probablement turbulence. Cette franchise a connu de bons moments, quelques saisons très solides, plusieurs participations aux séries et même une présence en finale de Conférence. Mais elle n’a jamais réussi à transformer ces pointes de succès en domination durable. | |||
L’histoire des Kings n’est pas celle d’une équipe constamment au fond du classement. Au contraire, Los Angeles a souvent été compétitive. Mais c’est une organisation qui a longtemps cherché son identité, d’abord à travers une valse de directeurs généraux, puis à travers des cycles de relance suivis de reculs soudains. | |||
Depuis 2011, les Kings ont participé aux séries à neuf reprises. Pourtant, ils n’ont jamais atteint la finale de la Coupe Stanley. Leur parcours est celui d’une équipe capable de s’approcher des rondes importantes, mais rarement capable de franchir le dernier mur. | |||
'''Les débuts mouvementés : trois directeurs en deux ans''' | |||
Les premières années de la franchise sont marquées par une instabilité importante à la direction. En moins de deux ans, trois directeurs généraux se succèdent : Guillaume Bolduc, Sébastien Roy et Maxime Poulin. | |||
La saison 2011-12, sous ce climat instable, est difficile. Les Kings terminent avec seulement 64 points, au 5e rang de la division Pacifique, et ratent les séries éliminatoires. L’équipe marque peu, accorde beaucoup et donne l’impression d’une organisation encore à la recherche d’une structure claire. | |||
La saison 2012-13 apporte toutefois un premier vrai signe de potentiel. Avec 94 points et une 4e place dans la division Pacifique, Los Angeles retrouve les séries et atteint la semi-finale de Conférence. Malgré l’instabilité administrative, le club montre qu’il peut être compétitif. Mais il manque encore une vision durable. | |||
'''Steeve Charbonneau : la meilleure période de stabilité''' | |||
L’arrivée de Steeve Charbonneau en août 2013 change le ton. Son long mandat, de 2013 à 2020, apporte enfin une stabilité que l’organisation n’avait pas encore connue. Et rapidement, les résultats suivent. | |||
Dès la saison 2013-14, les Kings explosent avec 49 victoires, 108 points et le 1er rang de la division Pacifique. C’est l’une des meilleures saisons de l’histoire de la franchise. Los Angeles affiche une attaque productive avec 293 buts marqués et une défensive solide avec 240 buts accordés. Le club semble alors avoir trouvé sa formule. | |||
Mais le parcours s’arrête en demi-finale de Conférence. | |||
La saison suivante, en 2014-15, les Kings demeurent très compétitifs avec 97 points et atteignent la finale de Conférence. C’est encore aujourd’hui le plus long parcours de l’équipe depuis 2011. Pendant un moment, Los Angeles semble sur le point de devenir une vraie puissance de la division Pacifique. | |||
La suite de l’ère Charbonneau demeure solide, mais irrégulière. En 2016-17, les Kings récoltent encore 108 points. En 2018-19, ils ajoutent une campagne de 106 points. En 2019-20, ils demeurent compétitifs avec 96 points. Dans toutes ces saisons, l’équipe retrouve les séries. | |||
Mais le même problème revient : les Kings gagnent assez pour être respectés, mais pas assez pour atteindre la grande finale. Les parcours s’arrêtent en semi-finale ou en demi-finale de Conférence. L’organisation possède une vraie base, mais pas encore la touche finale. | |||
'''Jérémie Paquet : un nouveau départ après les Hurricanes''' | |||
En mai 2020, Jérémie Paquet accepte de prendre les commandes des Kings de Los Angeles après avoir laissé tomber le projet des Hurricanes de la Caroline. Son arrivée ouvre un nouveau chapitre pour l’organisation. Le défi est important : préserver ce qui restait de la compétitivité de l’ère Charbonneau, tout en redonnant une direction claire à une équipe qui devait éviter de glisser dans l’incertitude. | |||
Sa première saison, en 2020-21, est encourageante. Les Kings récoltent 104 points, terminent au 2e rang de la division Pacifique et retournent en séries éliminatoires. Le parcours s’arrête encore en semi-finale de Conférence, mais l’équipe demeure dans le haut du classement. | |||
Puis survient une chute brutale. | |||
En 2021-22, Los Angeles tombe à 63 points et termine au dernier rang de la division Pacifique. En 2022-23, le scénario se répète presque avec seulement 64 points et une autre 8e place. En deux saisons, les Kings passent d’une équipe de 104 points à une formation de bas de classement. | |||
Cette séquence représente le creux du mandat Paquet. Elle montre que la transition n’était pas aussi simple qu’elle pouvait paraître après la bonne campagne de 2020-21. L’organisation devait se reconstruire en profondeur. | |||
'''La relance de 2023-24 et 2024-25''' | |||
Le travail de reconstruction commence à porter fruit en 2023-24. Les Kings rebondissent fortement avec 47 victoires, 101 points et le 2e rang de la division Pacifique. L’attaque retrouve de la vigueur avec 289 buts marqués, et l’équipe redevient une formation sérieuse. | |||
En séries, Los Angeles s’arrête en demi-finale de Conférence. Ce n’est pas encore une percée majeure, mais après deux saisons au dernier rang, ce retour représente un progrès important. | |||
La saison 2024-25 confirme que la relance n’était pas un accident. Les Kings récoltent 98 points, terminent au 4e rang de la division Pacifique et retournent en séries pour une deuxième année consécutive. Encore une fois, l’équipe demeure compétitive, productive et capable de se battre dans une division exigeante. | |||
Mais encore une fois, le printemps s’arrête trop tôt, cette fois en semi-finale de Conférence. | |||
À ce moment, l’organisation semble néanmoins avoir retrouvé une certaine stabilité. Après les années difficiles de 2021-22 et 2022-23, les Kings sont redevenus une équipe crédible. | |||
'''La saison 2025-26 : un recul qui refroidit l’élan''' | |||
La saison 2025-26 vient toutefois rappeler que rien n’est encore acquis. Après deux campagnes de 101 et 98 points, les Kings reculent à 85 points, avec une fiche de 38 victoires, 35 défaites et 9 défaites en prolongation. L’équipe termine au 7e rang de la division Pacifique et rate les séries éliminatoires. | |||
Offensivement, Los Angeles demeure capable de produire avec 283 buts marqués. Mais la défensive accorde 284 buts, et l’équilibre général n’est plus suffisant pour suivre le rythme des meilleures équipes de la division. | |||
Cette exclusion est importante dans la lecture du mandat de Jérémie Paquet. Les Kings avaient semblé retrouver une direction claire avec deux qualifications consécutives, mais la saison 2025-26 montre que la reconstruction n’est pas encore complètement stabilisée. L’équipe a progressé, mais elle n’a pas encore réussi à s’installer durablement parmi les puissances. | |||
'''Une franchise encore à la recherche de sa pleine identité''' | |||
Le bilan des Kings est rempli de contrastes. Cette équipe a connu une saison de 108 points sous Steeve Charbonneau, une présence en finale de Conférence en 2014-15, plusieurs saisons de plus de 95 points et neuf participations aux séries depuis 2011. Elle a souvent été compétitive, parfois même très dangereuse. | |||
Mais elle n’a jamais atteint la finale de la Coupe Stanley. | |||
C’est là que se trouve la grande frustration de l’organisation. Les Kings ont souvent été assez bons pour faire partie du portrait. Ils ont souvent donné l’impression d’être proches d’un grand parcours. Mais ils n’ont jamais réussi à transformer leurs bonnes saisons en moment historique. | |||
Pour Jérémie Paquet, le défi demeure clair. Il a déjà ramené l’équipe de deux saisons catastrophiques à deux campagnes compétitives. Mais après le recul de 2025-26, il doit maintenant prouver que cette relance peut être durable. Les Kings ne peuvent plus simplement alterner entre espoir et déception. Ils doivent enfin bâtir une identité capable de survivre d’une saison à l’autre. | |||
Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une franchise au caractère mouvementé. Une équipe qui a connu l’instabilité, la relance, les chutes et les renaissances. Pour Los Angeles, la prochaine étape est évidente : retrouver les séries, y rester, puis enfin franchir le cap qui sépare les bons clubs des véritables prétendants. | |||
{| style="width:100%; border:none;" | |||
| valign="top" style="padding-right:5px;" | | |||
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;" | |||
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES | |||
|- | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | Années | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | PJ | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | V | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | D | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | PR | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | PTS | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | BP | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | BC | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | Classement | |||
! style="background-color:#A2AAAD; color:white;" | Série Éliminatoires | |||
|- | |||
| 2011-12 || 82 || 28 || 46 || 8 || 64 || 214 || 280 || 5ième Pacifique || Exclus des séries éliminatoires | |||
|- | |||
| 2012-13 || 82 || 45 || 33 || 4 || 94 || 275 || 266 || 4ième Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2013-14 || 82 || 49 || 21 || 10 || 108 || 293 || 240 || 1er Pacifique || Perdu en demi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2014-15 || 82 || 45 || 30 || 7 || 97 || 287 || 250 || 3ième Pacifique || Perdu en finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2015-16 || 82 || 40 || 32 || 10 || 90 || 264 || 268 || 4ième Pacifique || Exclus des séries éliminatoires | |||
|- | |||
| 2016-17 || 82 || 48 || 22 || 12 || 108 || 268 || 246 || 2ième Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2017-18 || 82 || 40 || 30 || 12 || 92 || 246 || 245 || 6ième Pacifique || Exclus des séries éliminatoires | |||
|- | |||
| 2018-19 || 82 || 50 || 26 || 6 || 106 || 253 || 220 || 3ième Pacifique || Perdu en demi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2019-20 || 82 || 44 || 30 || 8 || 96 || 241 || 220 || 4ième Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2020-21 || 82 || 45 || 23 || 14 || 104 || 232 || 227 || 2ième Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2021-22 || 82 || 28 || 47 || 7 || 63 || 222 || 277 || 8ième Pacifique || Exclus des séries éliminatoires | |||
|- | |||
| 2022-23 || 82 || 25 || 43 || 14 || 64 || 184 || 259 || 8ième Pacifique || Exclus des séries éliminatoires | |||
|- | |||
| 2023-24 || 82 || 47 || 28 || 7 || 101 || 289 || 266 || 2ième Pacifique || Perdu en demi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2024-25 || 82 || 47 || 31 || 4 || 98 || 289 || 264 || 4ième Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence | |||
|- | |||
| 2025-26 || 82 || 38 || 35 || 9 || 85 || 283 || 284 || 7ième Pacifique || Exclus des séries éliminatoires | |||
|- | |||
| '''TOTAUX''' || '''1148''' || '''626''' || '''442''' || '''132''' || '''1285''' || '''3557''' || '''3728''' || | |||
|- | |||
|} | |||
|} | |||
<h2>Résumé du Classement en Saison Régulière</h2> | |||
{| class="wikitable" style="width:50%;" | |||
| Terminé 1er de la division Pacifique : 1 fois | |||
|- | |||
| Terminé 2e de la division Pacifique : 4 fois | |||
|- | |||
| Terminé 3e de la division Pacifique : 2 fois | |||
|- | |||
| Terminé 4e de la division Pacifique : 3 fois | |||
|- | |||
| Terminé 5e, 6e ou 8e de la division : 5 fois | |||
|- | |||
|} | |||
<h2>Bilan Général des Séries Éliminatoires</h2> | |||
{| class="wikitable" style="width:50%;" | |||
| Participations aux séries : 9 fois | |||
|- | |||
| Exclusions des séries : 6 fois | |||
|- | |||
| Éliminations en semi-finale de Conférence : 5 fois | |||
|- | |||
| Éliminations en demi-finale de Conférence : 3 fois | |||
|- | |||
| Éliminations en finale de Conférence : 1 fois | |||
|- | |||
| Participations à la finale de la Coupe Stanley : 0 fois | |||
|- | |||
|} | |||
<h2>Historique des Directeurs Généraux</h2> | |||
{| class="wikitable" style="width:50%;" | |||
! Période | |||
! Directeur Général | |||
|- | |||
| 2011–2012 | |||
| Guillaume Bolduc | |||
|- | |||
| 2012–2012 | |||
| Sébastien Roy | |||
|- | |||
| 2012–2013 | |||
| Maxime Poulin | |||
|- | |||
| 2013–2020 | |||
| Steeve Charbonneau | |||
|- | |||
| 2020–présent | |||
| Jérémie Paquet | |||
|} | |} | ||
Dernière version du 9 juin 2026 à 18:39
| Ligue | LHSBA |
|---|---|
| Conférence | Ouest |
| Division | Pacifique |
| Directeur Général | Jérémie Paquet (2020-présent) |
| Aréna | Crypto.com Arena |
| Historique du club | Los Angeles Kings (2011–présent) |
Les Kings de Los Angeles : turbulence, renaissances et quête d’une vraie stabilité
Si un mot pouvait définir le parcours des Kings de Los Angeles dans la LHSBA depuis 2011, ce serait probablement turbulence. Cette franchise a connu de bons moments, quelques saisons très solides, plusieurs participations aux séries et même une présence en finale de Conférence. Mais elle n’a jamais réussi à transformer ces pointes de succès en domination durable.
L’histoire des Kings n’est pas celle d’une équipe constamment au fond du classement. Au contraire, Los Angeles a souvent été compétitive. Mais c’est une organisation qui a longtemps cherché son identité, d’abord à travers une valse de directeurs généraux, puis à travers des cycles de relance suivis de reculs soudains.
Depuis 2011, les Kings ont participé aux séries à neuf reprises. Pourtant, ils n’ont jamais atteint la finale de la Coupe Stanley. Leur parcours est celui d’une équipe capable de s’approcher des rondes importantes, mais rarement capable de franchir le dernier mur.
Les débuts mouvementés : trois directeurs en deux ans
Les premières années de la franchise sont marquées par une instabilité importante à la direction. En moins de deux ans, trois directeurs généraux se succèdent : Guillaume Bolduc, Sébastien Roy et Maxime Poulin.
La saison 2011-12, sous ce climat instable, est difficile. Les Kings terminent avec seulement 64 points, au 5e rang de la division Pacifique, et ratent les séries éliminatoires. L’équipe marque peu, accorde beaucoup et donne l’impression d’une organisation encore à la recherche d’une structure claire.
La saison 2012-13 apporte toutefois un premier vrai signe de potentiel. Avec 94 points et une 4e place dans la division Pacifique, Los Angeles retrouve les séries et atteint la semi-finale de Conférence. Malgré l’instabilité administrative, le club montre qu’il peut être compétitif. Mais il manque encore une vision durable.
Steeve Charbonneau : la meilleure période de stabilité
L’arrivée de Steeve Charbonneau en août 2013 change le ton. Son long mandat, de 2013 à 2020, apporte enfin une stabilité que l’organisation n’avait pas encore connue. Et rapidement, les résultats suivent.
Dès la saison 2013-14, les Kings explosent avec 49 victoires, 108 points et le 1er rang de la division Pacifique. C’est l’une des meilleures saisons de l’histoire de la franchise. Los Angeles affiche une attaque productive avec 293 buts marqués et une défensive solide avec 240 buts accordés. Le club semble alors avoir trouvé sa formule.
Mais le parcours s’arrête en demi-finale de Conférence.
La saison suivante, en 2014-15, les Kings demeurent très compétitifs avec 97 points et atteignent la finale de Conférence. C’est encore aujourd’hui le plus long parcours de l’équipe depuis 2011. Pendant un moment, Los Angeles semble sur le point de devenir une vraie puissance de la division Pacifique.
La suite de l’ère Charbonneau demeure solide, mais irrégulière. En 2016-17, les Kings récoltent encore 108 points. En 2018-19, ils ajoutent une campagne de 106 points. En 2019-20, ils demeurent compétitifs avec 96 points. Dans toutes ces saisons, l’équipe retrouve les séries.
Mais le même problème revient : les Kings gagnent assez pour être respectés, mais pas assez pour atteindre la grande finale. Les parcours s’arrêtent en semi-finale ou en demi-finale de Conférence. L’organisation possède une vraie base, mais pas encore la touche finale.
Jérémie Paquet : un nouveau départ après les Hurricanes
En mai 2020, Jérémie Paquet accepte de prendre les commandes des Kings de Los Angeles après avoir laissé tomber le projet des Hurricanes de la Caroline. Son arrivée ouvre un nouveau chapitre pour l’organisation. Le défi est important : préserver ce qui restait de la compétitivité de l’ère Charbonneau, tout en redonnant une direction claire à une équipe qui devait éviter de glisser dans l’incertitude.
Sa première saison, en 2020-21, est encourageante. Les Kings récoltent 104 points, terminent au 2e rang de la division Pacifique et retournent en séries éliminatoires. Le parcours s’arrête encore en semi-finale de Conférence, mais l’équipe demeure dans le haut du classement.
Puis survient une chute brutale.
En 2021-22, Los Angeles tombe à 63 points et termine au dernier rang de la division Pacifique. En 2022-23, le scénario se répète presque avec seulement 64 points et une autre 8e place. En deux saisons, les Kings passent d’une équipe de 104 points à une formation de bas de classement.
Cette séquence représente le creux du mandat Paquet. Elle montre que la transition n’était pas aussi simple qu’elle pouvait paraître après la bonne campagne de 2020-21. L’organisation devait se reconstruire en profondeur.
La relance de 2023-24 et 2024-25
Le travail de reconstruction commence à porter fruit en 2023-24. Les Kings rebondissent fortement avec 47 victoires, 101 points et le 2e rang de la division Pacifique. L’attaque retrouve de la vigueur avec 289 buts marqués, et l’équipe redevient une formation sérieuse.
En séries, Los Angeles s’arrête en demi-finale de Conférence. Ce n’est pas encore une percée majeure, mais après deux saisons au dernier rang, ce retour représente un progrès important.
La saison 2024-25 confirme que la relance n’était pas un accident. Les Kings récoltent 98 points, terminent au 4e rang de la division Pacifique et retournent en séries pour une deuxième année consécutive. Encore une fois, l’équipe demeure compétitive, productive et capable de se battre dans une division exigeante.
Mais encore une fois, le printemps s’arrête trop tôt, cette fois en semi-finale de Conférence.
À ce moment, l’organisation semble néanmoins avoir retrouvé une certaine stabilité. Après les années difficiles de 2021-22 et 2022-23, les Kings sont redevenus une équipe crédible.
La saison 2025-26 : un recul qui refroidit l’élan
La saison 2025-26 vient toutefois rappeler que rien n’est encore acquis. Après deux campagnes de 101 et 98 points, les Kings reculent à 85 points, avec une fiche de 38 victoires, 35 défaites et 9 défaites en prolongation. L’équipe termine au 7e rang de la division Pacifique et rate les séries éliminatoires.
Offensivement, Los Angeles demeure capable de produire avec 283 buts marqués. Mais la défensive accorde 284 buts, et l’équilibre général n’est plus suffisant pour suivre le rythme des meilleures équipes de la division.
Cette exclusion est importante dans la lecture du mandat de Jérémie Paquet. Les Kings avaient semblé retrouver une direction claire avec deux qualifications consécutives, mais la saison 2025-26 montre que la reconstruction n’est pas encore complètement stabilisée. L’équipe a progressé, mais elle n’a pas encore réussi à s’installer durablement parmi les puissances.
Une franchise encore à la recherche de sa pleine identité
Le bilan des Kings est rempli de contrastes. Cette équipe a connu une saison de 108 points sous Steeve Charbonneau, une présence en finale de Conférence en 2014-15, plusieurs saisons de plus de 95 points et neuf participations aux séries depuis 2011. Elle a souvent été compétitive, parfois même très dangereuse.
Mais elle n’a jamais atteint la finale de la Coupe Stanley.
C’est là que se trouve la grande frustration de l’organisation. Les Kings ont souvent été assez bons pour faire partie du portrait. Ils ont souvent donné l’impression d’être proches d’un grand parcours. Mais ils n’ont jamais réussi à transformer leurs bonnes saisons en moment historique.
Pour Jérémie Paquet, le défi demeure clair. Il a déjà ramené l’équipe de deux saisons catastrophiques à deux campagnes compétitives. Mais après le recul de 2025-26, il doit maintenant prouver que cette relance peut être durable. Les Kings ne peuvent plus simplement alterner entre espoir et déception. Ils doivent enfin bâtir une identité capable de survivre d’une saison à l’autre.
Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une franchise au caractère mouvementé. Une équipe qui a connu l’instabilité, la relance, les chutes et les renaissances. Pour Los Angeles, la prochaine étape est évidente : retrouver les séries, y rester, puis enfin franchir le cap qui sépare les bons clubs des véritables prétendants.
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Résumé du Classement en Saison Régulière
| Terminé 1er de la division Pacifique : 1 fois |
| Terminé 2e de la division Pacifique : 4 fois |
| Terminé 3e de la division Pacifique : 2 fois |
| Terminé 4e de la division Pacifique : 3 fois |
| Terminé 5e, 6e ou 8e de la division : 5 fois |
Bilan Général des Séries Éliminatoires
| Participations aux séries : 9 fois |
| Exclusions des séries : 6 fois |
| Éliminations en semi-finale de Conférence : 5 fois |
| Éliminations en demi-finale de Conférence : 3 fois |
| Éliminations en finale de Conférence : 1 fois |
| Participations à la finale de la Coupe Stanley : 0 fois |
Historique des Directeurs Généraux
| Période | Directeur Général |
|---|---|
| 2011–2012 | Guillaume Bolduc |
| 2012–2012 | Sébastien Roy |
| 2012–2013 | Maxime Poulin |
| 2013–2020 | Steeve Charbonneau |
| 2020–présent | Jérémie Paquet |