Aller au contenu

« Tucson Roadrunners » : différence entre les versions

De LHSBA (Information Complémentaire)
Page créée avec « {| class="infobox" style="width: 22em; text-align: left; float: right; clear: right; margin: 0 0 1em 1em;" |+ style="font-size: 1.25em; font-weight: bold; background-color: white; color: black; border-top: 8px solid #000000; border-bottom: 8px solid #A2AAAD; padding: 0.2em 0;" | Tucson Roadrunner |- | colspan="2" style="text-align: center; padding: 1em 0;" | 150px |- ! Ligue | LHSBA |- ! Conférence | Ouest |- ! Division | Centrale |- ! Directe... »
 
Aucun résumé des modifications
 
(16 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
{| class="infobox" style="width: 22em; text-align: left; float: right; clear: right; margin: 0 0 1em 1em;"
{| class="infobox" style="width: 22em; text-align: left; float: right; clear: right; margin: 0 0 1em 1em;"
|+ style="font-size: 1.25em; font-weight: bold; background-color: white; color: black; border-top: 8px solid #000000; border-bottom: 8px solid #A2AAAD; padding: 0.2em 0;" | Tucson Roadrunner
|+ style="font-size: 1.25em; font-weight: bold; background-color: white; color: black; border-top: 8px solid #8C2633; border-bottom: 8px solid #A97946; padding: 0.2em 0;" | Tucson Roadrunners
|-
|-
| colspan="2" style="text-align: center; padding: 1em 0;" | [[File:Reign.png|150px]]
| colspan="2" style="text-align: center; padding: 1em 0;" | [[File:Roadrunners.png|150px]]
|-
|-
! Ligue
! Ligue
Ligne 20 : Ligne 20 :
|-
|-
! Historique du club
! Historique du club
| '''Tucson Roadrunner''' (2016–présent)
| '''Tucson Roadrunners''' (2016–présent)
|-
|-
! Club affilié
! Club affilié
| [[Los Angeles Kings]]
| [[Utah Mammoth]]
|}
'''Des Pirates aux Roadrunners : l’odyssée d’une filière enfin stabilisée, mais toujours inachevée'''
 
Peu de clubs-écoles dans la LHSBA peuvent se vanter d’un parcours aussi nomade que celui qui a d’abord porté les couleurs des Portland Pirates, puis des Springfield Falcons, avant de devenir les Tucson Roadrunners. Cette filière a longtemps cherché une identité, traversant plusieurs villes, plusieurs directions et plusieurs saisons difficiles avant de trouver, en Arizona, une forme de stabilité longtemps absente.
 
Son histoire est celle d’une organisation qui a d’abord vécu dans les bas-fonds du classement, incapable de se qualifier pour les séries et trop souvent vulnérable défensivement. Puis, avec le déménagement à Tucson, le programme a enfin trouvé un souffle nouveau. Les Roadrunners sont devenus compétitifs, respectables, parfois dangereux.
 
Mais malgré ce virage important, le grand accomplissement manque encore. Tucson a appris à participer aux séries. Il lui reste maintenant à apprendre à y faire un long parcours.
 
'''Portland : une longue traversée du désert'''
 
Le premier chapitre, celui des Portland Pirates de 2011 à 2015, est marqué par l’instabilité et les résultats difficiles. Sous Cindy Vachon, Jimy Vachon puis Jean-François Poulin, l’équipe ne parvient jamais à sortir du bas de la division Centrale.
 
Les chiffres racontent une période pénible. De 2011-12 à 2014-15, les Pirates récoltent quatre fois entre 59 et 63 points. Ils terminent chaque saison au 6e ou au 7e rang de la division et ratent les séries éliminatoires à chaque occasion.
 
La défensive souffre particulièrement. En 2011-12, Portland accorde 482 buts, un total lourd qui illustre bien l’ampleur du chantier. Les saisons suivantes montrent de légères améliorations, mais jamais assez pour transformer l’équipe en formation compétitive.
 
Pendant cette période, les Pirates ne construisent pas une culture gagnante. Ils survivent. L’organisation cherche une direction, mais les résultats ne suivent pas.
 
'''Springfield : une transition sans véritable déclic'''
 
La saison 2015-16 marque le passage aux Springfield Falcons. Ce court chapitre ne dure qu’une seule année, encore sous Jean-François Poulin, et ne change pas vraiment la trajectoire de la franchise.
 
Avec 67 points, une 4e place dans la division Centrale et une autre exclusion des séries, Springfield améliore légèrement le rendement des dernières années à Portland, mais sans offrir de véritable percée. L’équipe marque davantage, avec 347 buts, mais accorde encore 388 buts.
 
Cette saison confirme surtout que l’organisation cherche toujours sa place. Le changement de ville ne suffit pas. Il faudra un autre déménagement, une nouvelle direction et une nouvelle identité pour que le club-école commence vraiment à respirer.
 
'''L’arrivée à Tucson : le début d’une vraie reconstruction'''
 
Le déménagement à Tucson en 2016 devient le véritable tournant de l’histoire de la filière. Après le court intérim de Maxime Milot, Antoine Corriveau prend les commandes et amorce un changement de culture.
 
La première saison des Roadrunners, en 2016-17, demeure difficile. Tucson récolte 70 points, termine au 4e rang de la division Centrale et rate les séries. Mais contrairement aux années Portland, cette saison donne l’impression d’un point de départ plutôt que d’une simple continuité dans la médiocrité.
 
La vraie percée arrive en 2017-18.
 
Cette année-là, Tucson explose avec 45 victoires, 96 points et une 2e place dans la division Centrale. L’équipe marque 357 buts, resserre sa défensive et participe enfin aux séries éliminatoires. Le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence, mais le message est clair : les Roadrunners ne sont plus une équipe de bas de classement.
 
Antoine Corriveau a réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué. Il a donné à cette filière une identité compétitive.
 
'''Antoine Corriveau : la respectabilité retrouvée'''
 
Après la grande saison 2017-18, Tucson demeure dans le portrait. En 2018-19, les Roadrunners récoltent 83 points, terminent au 5e rang et retournent en séries, encore une fois stoppés en semi-finale de Conférence.
 
La saison 2019-20 est plus mitigée. Avec 82 points et une 4e place, Tucson demeure respectable, mais rate les séries éliminatoires. Ce recul empêche la filière de parler d’une domination durable, mais il n’efface pas les progrès réalisés.
 
Sous Corriveau, l’organisation est passée d’une équipe errante à une équipe capable de se battre. Le club-école n’est pas devenu une puissance absolue, mais il a enfin cessé d’être une formation sans direction.
 
Le passage à Tucson a donné une identité. Corriveau lui a donné une crédibilité.
 
'''Philippe Fortin : maintenir la compétitivité, sans franchir le plafond'''
 
Philippe Fortin prend la relève en 2020. Sa première saison, en 2020-21, est difficile : 73 points, 6e rang de la division Centrale et exclusion des séries. Mais les Roadrunners rebondissent rapidement.
 
En 2021-22, Tucson récolte 88 points, termine au 4e rang et retourne en séries. Le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence. En 2022-23, l’équipe demeure compétitive avec 84 points, une autre 4e place et une élimination en demi-finale de Conférence.
 
La saison 2023-24 confirme encore cette solidité. Dans une campagne écourtée à 72 matchs, Tucson récolte 84 points, termine au 3e rang et affiche un remarquable équilibre défensif avec seulement 209 buts accordés. Mais encore une fois, le printemps s’arrête en semi-finale de Conférence.
 
À ce moment, le portrait est clair : les Roadrunners sont devenus une équipe régulière, difficile à affronter et capable de participer aux séries. Mais un plafond demeure. Tucson réussit à entrer dans le tournoi printanier, sans parvenir à transformer ces présences en longue épopée.
 
'''2024-25 : l’effondrement'''
 
La saison 2024-25 vient briser cette stabilité. Après plusieurs années respectables, Tucson s’écroule à 57 points, avec une fiche de 26 victoires, 45 défaites et 5 défaites en prolongation. L’équipe termine au 8e rang de la division Centrale et rate les séries éliminatoires.
 
Le recul est brutal. L’attaque tombe à 199 buts marqués, tandis que la défensive en accorde 267. Pour une équipe qui venait de connaître plusieurs campagnes compétitives, cette saison ressemble à une rupture.
 
Elle soulève une question importante : les Roadrunners venaient-ils simplement de vivre la fin d’un cycle?
 
'''2025-26 : un redressement réel, mais insuffisant'''
 
La saison 2025-26 apporte une réponse partielle. Tucson se redresse clairement par rapport à l’année précédente. Avec 39 victoires, 34 défaites et 3 défaites en prolongation, les Roadrunners récoltent 81 points. L’attaque remonte à 250 buts, signe que l’équipe retrouve une partie de son efficacité.
 
Mais malgré cette amélioration, le résultat final demeure décevant : 6e rang de la division Centrale et une deuxième exclusion consécutive des séries éliminatoires.
 
Cette saison est donc difficile à classer. Elle n’est pas un désastre comme 2024-25, mais elle ne marque pas non plus un retour à la véritable compétitivité des années 2021 à 2024. Tucson a recommencé à avancer, mais pas assez vite pour revenir dans le portrait printanier.
 
Pour Philippe Fortin, le défi est maintenant de transformer ce rebond partiel en vraie relance. Les Roadrunners doivent retrouver la solidité qui leur avait permis d’enchaîner les présences en séries, mais ils doivent aussi viser plus haut que de simples participations.
 
'''Une filière stabilisée, mais encore sans grande consécration'''
 
L’histoire de cette organisation est celle d’une longue quête d’identité. À Portland, le club-école était coincé dans les bas-fonds. À Springfield, il n’a fait que passer. À Tucson, il a enfin trouvé une terre d’accueil et une vraie structure compétitive.
 
Mais la stabilité géographique et sportive ne suffit pas encore à faire de cette filière une puissance. Les Roadrunners ont connu plusieurs bonnes saisons, plusieurs présences en séries et quelques campagnes solides. Pourtant, ils n’ont jamais franchi le cap qui mène aux grandes rondes décisives.
 
Le passé de Portland rappelle d’où vient l’organisation. Les meilleures années de Tucson montrent ce qu’elle peut devenir. Les saisons 2024-25 et 2025-26 rappellent toutefois que rien n’est acquis.
 
Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une filière nomade, longtemps perdue, puis enfin stabilisée en Arizona. Les Roadrunners ont réussi à bâtir une identité. Leur prochain défi sera de transformer cette identité en véritable culture gagnante.
 
 
{| style="width:100%; border:none;"
 
| valign="top" style="padding-right:5px;" |
 
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;"
! colspan="10" style="background-color: #8C2633; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES
|-
! colspan="10" style="background-color: #8C2633; color: white; font-size: 117%;" | Portland Pirates (2011 à 2015)
|-
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | Années
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | PJ
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | V
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | D
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | PR
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | PTS
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | BP
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | BC
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | Classement
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | Série Éliminatoires
|-
| 2011-12 || 76 || 27 || 40 || 9 || 63 || 351 || 482 || 6ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2012-13 || 76 || 25 || 38 || 13 || 63 || 323 || 409 || 6ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2013-14 || 76 || 29 || 42 || 5 || 63 || 327 || 410 || 6ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2014-15 || 76 || 26 || 43 || 7 || 59 || 282 || 378 || 7ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
|}
 
{| style="width:100%; border:none;"
 
| valign="top" style="padding-right:5px;" |
 
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;"
! colspan="10" style="background-color: #8C2633; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES
|-
! colspan="10" style="background-color: #8C2633; color: white; font-size: 117%;" | Springfiels Falcons (2015-2016)
|-
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | Années
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | PJ
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | V
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | D
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | PR
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | PTS
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | BP
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | BC
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | Classement
! style="background-color:#E5DDC8; color:white;" | Série Éliminatoires
|-
| 2015-16 || 76 || 32 || 41 || 3 || 67 || 347 || 388 || 4ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
|}
 
{| style="width:100%; border:none;"
 
| valign="top" style="padding-right:5px;" |
 
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;"
! colspan="10" style="background-color: #8C2633; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES
|-
! colspan="10" style="background-color: #8C2633; color: white; font-size: 117%;" | Tucson Roadrunners (2016 à présent)
|-
! style="background-color:#A97946; color:white;" | Années
! style="background-color:#A97946; color:white;" | PJ
! style="background-color:#A97946; color:white;" | V
! style="background-color:#A97946; color:white;" | D
! style="background-color:#A97946; color:white;" | PR
! style="background-color:#A97946; color:white;" | PTS
! style="background-color:#A97946; color:white;" | BP
! style="background-color:#A97946; color:white;" | BC
! style="background-color:#A97946; color:white;" | Classement
! style="background-color:#A97946; color:white;" | Série Éliminatoires
|-
| 2016-17 || 76 || 31 || 37 || 8 || 70 || 323 || 355 || 4ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2017-18 || 76 || 45 || 25 || 6 || 96 || 357 || 313 || 2ème Centrale || Perdu en semi-finale de conférence
|-
| 2018-19 || 76 || 38 || 31 || 7 || 83 || 313 || 294 || 5ème Centrale || Perdu en semi-finale de conférence
|-
| 2019-20 || 76 || 38 || 32 || 6 || 82 || 322 || 318 || 4ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2020-21 || 76 || 32 || 35 || 9 || 73 || 269 || 287 || 6ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2021-22 || 76 || 42 || 30 || 4 || 88 || 311 || 306 || 4ème Centrale || Perdu en semi-finale de conférence
|-
| 2022-23 || 76 || 39 || 31 || 6 || 84 || 320 || 305 || 4ème Centrale || Perdu en demi-finale de conférence
|-
| 2023-24 || 72 || 40 || 28 || 4 || 84 || 210 || 209 || 3ème Centrale || Perdu en semi-finale de conférence
|-
| 2024-25 || 76 || 26 || 45 || 5 || 57 || 199 || 267 || 8ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2025-26 || 76 || 39 || 34 || 3 || 81 || 250 || 273 || 5ème Centrale || Exclus des séries éliminatoires
|-
|}
 
<h2>Historique des Directeurs Généraux</h2>
{| class="wikitable" style="width:50%;"
! Période
! Directeur Général
|-
| 2011–2013
| Cindy Vachon
|-
| 2013–2013
| Jimy Vachon
|-
| 2013–2016
| Jean-Francois Poulin
|-
| 2016–2016
| Maxime Milot
|-
| 2016–2020
| Antoine Corriveau
|-
| 2020–présent
| Philippe Fortin
|}
|}

Dernière version du 10 juin 2026 à 09:57

Tucson Roadrunners
Ligue LHSBA
Conférence Ouest
Division Centrale
Directeur Général Philippe Fortin (2020-présent)
Aréna Tucson Convention Center
Historique du club Tucson Roadrunners (2016–présent)
Club affilié Utah Mammoth

Des Pirates aux Roadrunners : l’odyssée d’une filière enfin stabilisée, mais toujours inachevée

Peu de clubs-écoles dans la LHSBA peuvent se vanter d’un parcours aussi nomade que celui qui a d’abord porté les couleurs des Portland Pirates, puis des Springfield Falcons, avant de devenir les Tucson Roadrunners. Cette filière a longtemps cherché une identité, traversant plusieurs villes, plusieurs directions et plusieurs saisons difficiles avant de trouver, en Arizona, une forme de stabilité longtemps absente.

Son histoire est celle d’une organisation qui a d’abord vécu dans les bas-fonds du classement, incapable de se qualifier pour les séries et trop souvent vulnérable défensivement. Puis, avec le déménagement à Tucson, le programme a enfin trouvé un souffle nouveau. Les Roadrunners sont devenus compétitifs, respectables, parfois dangereux.

Mais malgré ce virage important, le grand accomplissement manque encore. Tucson a appris à participer aux séries. Il lui reste maintenant à apprendre à y faire un long parcours.

Portland : une longue traversée du désert

Le premier chapitre, celui des Portland Pirates de 2011 à 2015, est marqué par l’instabilité et les résultats difficiles. Sous Cindy Vachon, Jimy Vachon puis Jean-François Poulin, l’équipe ne parvient jamais à sortir du bas de la division Centrale.

Les chiffres racontent une période pénible. De 2011-12 à 2014-15, les Pirates récoltent quatre fois entre 59 et 63 points. Ils terminent chaque saison au 6e ou au 7e rang de la division et ratent les séries éliminatoires à chaque occasion.

La défensive souffre particulièrement. En 2011-12, Portland accorde 482 buts, un total lourd qui illustre bien l’ampleur du chantier. Les saisons suivantes montrent de légères améliorations, mais jamais assez pour transformer l’équipe en formation compétitive.

Pendant cette période, les Pirates ne construisent pas une culture gagnante. Ils survivent. L’organisation cherche une direction, mais les résultats ne suivent pas.

Springfield : une transition sans véritable déclic

La saison 2015-16 marque le passage aux Springfield Falcons. Ce court chapitre ne dure qu’une seule année, encore sous Jean-François Poulin, et ne change pas vraiment la trajectoire de la franchise.

Avec 67 points, une 4e place dans la division Centrale et une autre exclusion des séries, Springfield améliore légèrement le rendement des dernières années à Portland, mais sans offrir de véritable percée. L’équipe marque davantage, avec 347 buts, mais accorde encore 388 buts.

Cette saison confirme surtout que l’organisation cherche toujours sa place. Le changement de ville ne suffit pas. Il faudra un autre déménagement, une nouvelle direction et une nouvelle identité pour que le club-école commence vraiment à respirer.

L’arrivée à Tucson : le début d’une vraie reconstruction

Le déménagement à Tucson en 2016 devient le véritable tournant de l’histoire de la filière. Après le court intérim de Maxime Milot, Antoine Corriveau prend les commandes et amorce un changement de culture.

La première saison des Roadrunners, en 2016-17, demeure difficile. Tucson récolte 70 points, termine au 4e rang de la division Centrale et rate les séries. Mais contrairement aux années Portland, cette saison donne l’impression d’un point de départ plutôt que d’une simple continuité dans la médiocrité.

La vraie percée arrive en 2017-18.

Cette année-là, Tucson explose avec 45 victoires, 96 points et une 2e place dans la division Centrale. L’équipe marque 357 buts, resserre sa défensive et participe enfin aux séries éliminatoires. Le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence, mais le message est clair : les Roadrunners ne sont plus une équipe de bas de classement.

Antoine Corriveau a réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué. Il a donné à cette filière une identité compétitive.

Antoine Corriveau : la respectabilité retrouvée

Après la grande saison 2017-18, Tucson demeure dans le portrait. En 2018-19, les Roadrunners récoltent 83 points, terminent au 5e rang et retournent en séries, encore une fois stoppés en semi-finale de Conférence.

La saison 2019-20 est plus mitigée. Avec 82 points et une 4e place, Tucson demeure respectable, mais rate les séries éliminatoires. Ce recul empêche la filière de parler d’une domination durable, mais il n’efface pas les progrès réalisés.

Sous Corriveau, l’organisation est passée d’une équipe errante à une équipe capable de se battre. Le club-école n’est pas devenu une puissance absolue, mais il a enfin cessé d’être une formation sans direction.

Le passage à Tucson a donné une identité. Corriveau lui a donné une crédibilité.

Philippe Fortin : maintenir la compétitivité, sans franchir le plafond

Philippe Fortin prend la relève en 2020. Sa première saison, en 2020-21, est difficile : 73 points, 6e rang de la division Centrale et exclusion des séries. Mais les Roadrunners rebondissent rapidement.

En 2021-22, Tucson récolte 88 points, termine au 4e rang et retourne en séries. Le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence. En 2022-23, l’équipe demeure compétitive avec 84 points, une autre 4e place et une élimination en demi-finale de Conférence.

La saison 2023-24 confirme encore cette solidité. Dans une campagne écourtée à 72 matchs, Tucson récolte 84 points, termine au 3e rang et affiche un remarquable équilibre défensif avec seulement 209 buts accordés. Mais encore une fois, le printemps s’arrête en semi-finale de Conférence.

À ce moment, le portrait est clair : les Roadrunners sont devenus une équipe régulière, difficile à affronter et capable de participer aux séries. Mais un plafond demeure. Tucson réussit à entrer dans le tournoi printanier, sans parvenir à transformer ces présences en longue épopée.

2024-25 : l’effondrement

La saison 2024-25 vient briser cette stabilité. Après plusieurs années respectables, Tucson s’écroule à 57 points, avec une fiche de 26 victoires, 45 défaites et 5 défaites en prolongation. L’équipe termine au 8e rang de la division Centrale et rate les séries éliminatoires.

Le recul est brutal. L’attaque tombe à 199 buts marqués, tandis que la défensive en accorde 267. Pour une équipe qui venait de connaître plusieurs campagnes compétitives, cette saison ressemble à une rupture.

Elle soulève une question importante : les Roadrunners venaient-ils simplement de vivre la fin d’un cycle?

2025-26 : un redressement réel, mais insuffisant

La saison 2025-26 apporte une réponse partielle. Tucson se redresse clairement par rapport à l’année précédente. Avec 39 victoires, 34 défaites et 3 défaites en prolongation, les Roadrunners récoltent 81 points. L’attaque remonte à 250 buts, signe que l’équipe retrouve une partie de son efficacité.

Mais malgré cette amélioration, le résultat final demeure décevant : 6e rang de la division Centrale et une deuxième exclusion consécutive des séries éliminatoires.

Cette saison est donc difficile à classer. Elle n’est pas un désastre comme 2024-25, mais elle ne marque pas non plus un retour à la véritable compétitivité des années 2021 à 2024. Tucson a recommencé à avancer, mais pas assez vite pour revenir dans le portrait printanier.

Pour Philippe Fortin, le défi est maintenant de transformer ce rebond partiel en vraie relance. Les Roadrunners doivent retrouver la solidité qui leur avait permis d’enchaîner les présences en séries, mais ils doivent aussi viser plus haut que de simples participations.

Une filière stabilisée, mais encore sans grande consécration

L’histoire de cette organisation est celle d’une longue quête d’identité. À Portland, le club-école était coincé dans les bas-fonds. À Springfield, il n’a fait que passer. À Tucson, il a enfin trouvé une terre d’accueil et une vraie structure compétitive.

Mais la stabilité géographique et sportive ne suffit pas encore à faire de cette filière une puissance. Les Roadrunners ont connu plusieurs bonnes saisons, plusieurs présences en séries et quelques campagnes solides. Pourtant, ils n’ont jamais franchi le cap qui mène aux grandes rondes décisives.

Le passé de Portland rappelle d’où vient l’organisation. Les meilleures années de Tucson montrent ce qu’elle peut devenir. Les saisons 2024-25 et 2025-26 rappellent toutefois que rien n’est acquis.

Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une filière nomade, longtemps perdue, puis enfin stabilisée en Arizona. Les Roadrunners ont réussi à bâtir une identité. Leur prochain défi sera de transformer cette identité en véritable culture gagnante.


SAISONS SPORTIVES
Portland Pirates (2011 à 2015)
Années PJ V D PR PTS BP BC Classement Série Éliminatoires
2011-12 76 27 40 9 63 351 482 6ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2012-13 76 25 38 13 63 323 409 6ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2013-14 76 29 42 5 63 327 410 6ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2014-15 76 26 43 7 59 282 378 7ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
SAISONS SPORTIVES
Springfiels Falcons (2015-2016)
Années PJ V D PR PTS BP BC Classement Série Éliminatoires
2015-16 76 32 41 3 67 347 388 4ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
SAISONS SPORTIVES
Tucson Roadrunners (2016 à présent)
Années PJ V D PR PTS BP BC Classement Série Éliminatoires
2016-17 76 31 37 8 70 323 355 4ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2017-18 76 45 25 6 96 357 313 2ème Centrale Perdu en semi-finale de conférence
2018-19 76 38 31 7 83 313 294 5ème Centrale Perdu en semi-finale de conférence
2019-20 76 38 32 6 82 322 318 4ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2020-21 76 32 35 9 73 269 287 6ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2021-22 76 42 30 4 88 311 306 4ème Centrale Perdu en semi-finale de conférence
2022-23 76 39 31 6 84 320 305 4ème Centrale Perdu en demi-finale de conférence
2023-24 72 40 28 4 84 210 209 3ème Centrale Perdu en semi-finale de conférence
2024-25 76 26 45 5 57 199 267 8ème Centrale Exclus des séries éliminatoires
2025-26 76 39 34 3 81 250 273 5ème Centrale Exclus des séries éliminatoires

Historique des Directeurs Généraux

Période Directeur Général
2011–2013 Cindy Vachon
2013–2013 Jimy Vachon
2013–2016 Jean-Francois Poulin
2016–2016 Maxime Milot
2016–2020 Antoine Corriveau
2020–présent Philippe Fortin