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« San Diego Gulls » : différence entre les versions

De LHSBA (Information Complémentaire)
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! Club affilié
! Club affilié
| [[Anaheim Ducks]]
| [[Anaheim Ducks]]
|}
'''L’éternel recommencement : chronique d’une franchise en quête de vision'''
L’histoire de cette franchise dans la LHSBA est celle d’un éternel recommencement. Elle a connu plusieurs identités, plusieurs villes et cinq directeurs généraux, sans jamais réussir à transformer ses bons moments en véritable culture gagnante durable.
De Syracuse à Norfolk, puis de Norfolk à San Diego, l’organisation a parfois été très compétitive. Elle a même atteint la finale de la Coupe Calder dès les premières années de son histoire. Mais chaque poussée positive a été suivie d’un recul, chaque espoir a fini par s’essouffler, et chaque nouveau cycle a ramené la même question : cette équipe peut-elle enfin trouver une direction claire?
La saison 2025-26 offre toutefois un signe encourageant. Après trois années consécutives sans séries, les Gulls de San Diego ont retrouvé le printemps et atteint le deuxième tour. Ce n’est pas encore une renaissance complète, mais c’est peut-être le premier vrai pas vers une nouvelle identité.
'''Syracuse : un départ difficile'''
Le premier chapitre, celui du Syracuse Crunch en 2011-12, est bref et compliqué. Sous Alexandre Poulin, l’équipe ne récolte que 55 points, termine au 7e rang de la division Pacifique et rate les séries éliminatoires.
La défensive accorde 418 buts, signe d’une formation encore loin d’une structure compétitive. Cette première saison donne l’image d’un club-école en construction, sans base solide ni identité claire.
Ce chapitre ne dure qu’une saison, mais il installe déjà un thème qui reviendra souvent : l’organisation devra se chercher longtemps avant de trouver un chemin stable.
'''Norfolk : la première grande lueur'''
En 2012, l’équipe devient les Norfolk Admirals. Avec Éric Rodrigue à la direction, la franchise connaît rapidement son premier grand moment.
En 2012-13, Norfolk récolte 89 points, termine au 4e rang de la division Pacifique et réalise un parcours remarquable jusqu’en finale de la Coupe Calder. Pour une organisation qui sortait d’une saison difficile à Syracuse, cette épopée est majeure. Elle prouve que le club peut viser haut et rivaliser avec les meilleures équipes du FARM.
Mais ce sommet arrive très tôt, presque trop tôt.
La saison suivante, les Admirals retombent à 77 points et ratent les séries. En 2014-15, sous Pierre Tanguay, l’équipe rebondit avec 87 points et une présence en séries, mais le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence.
Norfolk laisse donc un héritage contrasté : une grande finale, un vrai moment de prestige, mais aucune continuité durable.
'''San Diego et l’ère Pierre Tanguay : compétitif, mais jamais dominant'''
En 2015, l’organisation déménage à San Diego et devient les Gulls. Pierre Tanguay prend alors les commandes d’un long chapitre, avec l’objectif de stabiliser une franchise qui a déjà connu plusieurs changements.
Les premières années sont encourageantes. En 2015-16, les Gulls récoltent 91 points, terminent au 3e rang de la division Pacifique et participent aux séries. En 2016-17, ils connaissent leur meilleure campagne de cette période avec 99 points, une 2e place et un parcours jusqu’en finale de Conférence.
À ce moment, San Diego semble enfin prêt à devenir une puissance durable.
Mais l’élan ne se transforme pas en domination. En 2017-18, l’équipe rate les séries malgré 84 points. En 2018-19, elle revient dans le portrait avec 87 points, avant de connaître une autre bonne saison en 2019-20 avec 97 points et une 2e place.
Le problème est toujours le même : les Gulls sont souvent bons, parfois très bons, mais jamais assez constants pour s’imposer longtemps. Les parcours en séries s’arrêtent trop tôt, et la franchise demeure coincée entre respectabilité et frustration.
'''Jean-François Poulin : l’expérience externe sans électrochoc durable'''
En 2020, Jean-François Poulin prend la relève. Son arrivée apporte une certaine expérience, lui qui avait déjà dirigé l’organisation des Coyotes de l’Arizona et leurs clubs-écoles de 2013 à 2016. L’objectif est clair : donner un nouveau souffle à San Diego.
Sa première saison, en 2020-21, permet aux Gulls de participer aux séries malgré un total modeste de 76 points. Le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence, mais l’équipe reste au moins dans la conversation.
Puis la chute s’installe.
En 2021-22, San Diego récolte 70 points et rate les séries. En 2022-23, l’équipe s’effondre à 57 points et termine au 8e rang de la division Pacifique. En 2023-24, elle ne fait guère mieux avec 60 points, un autre 8e rang et seulement 206 buts marqués.
Le mandat de Jean-François Poulin ne produit donc pas l’électrochoc espéré. L’organisation recule, perd son identité offensive et s’éloigne du portrait éliminatoire.
'''Pierre Poulin : un nouveau départ et un premier vrai signe de relance'''
En 2024, Pierre Poulin devient le cinquième directeur général de l’histoire de la franchise. Il hérite d’une équipe en difficulté, sortie de plusieurs saisons sans séries et à la recherche d’une nouvelle direction.
Sa première saison, en 2024-25, montre une légère amélioration. Les Gulls récoltent 72 points, terminent au 6e rang de la division Pacifique et demeurent exclus des séries. Ce n’est pas encore un vrai redressement, mais l’équipe sort au moins du dernier rang.
La saison 2025-26 est beaucoup plus significative.
Avec une fiche de 41 victoires, 29 défaites et 6 défaites en prolongation, San Diego récolte 88 points, termine au 3e rang de la division Pacifique et retrouve enfin les séries éliminatoires. L’attaque progresse à 242 buts, tandis que la défensive demeure presque à l’équilibre avec 241 buts accordés.
Surtout, les Gulls ne se contentent pas de revenir au printemps. Ils atteignent le deuxième tour des séries.
Après trois années consécutives sans séries, cette campagne représente un vrai changement de ton. Elle ne règle pas tous les problèmes de l’organisation, mais elle donne enfin une base plus positive au mandat de Pierre Poulin.
'''2025-26 : un réveil à confirmer'''
La saison 2025-26 est importante parce qu’elle brise une séquence difficile. San Diego n’avait plus participé aux séries depuis 2020-21. Le retour au printemps, combiné à un parcours jusqu’au deuxième tour, montre que l’équipe peut redevenir compétitive.
Mais il faut rester prudent.
La franchise a déjà connu des réveils semblables par le passé. Norfolk a atteint la finale de la Coupe Calder en 2012-13 avant de reculer. San Diego a atteint la finale de Conférence en 2016-17 avant de redevenir irrégulier. Les bonnes saisons n’ont jamais été le problème principal. Le vrai problème a toujours été de les répéter.
Pour Pierre Poulin, le défi est donc clair : faire de 2025-26 autre chose qu’un simple sursaut. Les Gulls doivent maintenant enchaîner, retourner en séries, gagner encore des rondes et prouver qu’une nouvelle culture est réellement en train de se bâtir.
'''Une franchise encore à la recherche de continuité'''
Le bilan global de cette franchise est plus nuancé qu’un simple échec. Elle a déjà atteint la finale de la Coupe Calder. Elle a connu une finale de Conférence. Elle a participé aux séries à plusieurs reprises. Elle a montré, à différentes époques, qu’elle pouvait être dangereuse.
Mais elle n’a jamais trouvé la continuité.
Les changements de ville, les changements de direction et les cycles interrompus ont empêché l’organisation de construire une identité durable. Chaque directeur général a laissé une trace, mais aucun n’a vraiment installé une domination stable.
Pierre Poulin a maintenant l’occasion de changer ce récit. La saison 2025-26 lui donne un premier argument solide : les Gulls ont progressé, retrouvé les séries et franchi une ronde. La prochaine étape sera de prouver que cette progression peut survivre à une deuxième saison.
Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une organisation qui a souvent recommencé, souvent espéré, parfois brillé, mais rarement confirmé. San Diego possède maintenant une nouvelle chance de sortir du cycle. Reste à savoir si cette fois, le changement mènera enfin à une vraie continuité.
{| style="width:100%; border:none;"
| valign="top" style="padding-right:5px;" |
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;"
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES
|-
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 117%;" | Syracuse Crunch (2011-2012)
|-
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Années
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PJ
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | V
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | D
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PR
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PTS
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | BP
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | BC
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Classement
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Série Éliminatoires
|-
| 2011-12 || 76 || 26 || 47 || 3 || 55 || 343 || 418 || 7ieme Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
|}
{| style="width:100%; border:none;"
| valign="top" style="padding-right:5px;" |
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;"
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES
|-
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 117%;" | Norfolk Admirals (2012-2015)
|-
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Années
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PJ
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | V
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | D
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PR
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PTS
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | BP
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | BC
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Classement
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Série Éliminatoires
|- style="background-color:#FFFACD; font-weight:bold;"
| 2012-13 || 76 || 41 || 28 || 7 || 89 || 388 || 327 || 4ieme Pacifique || Perdu en Coupe Calder
|-
| 2013-14 || 76 || 37 || 36 || 3 || 77 || 335 || 331 || 6ieme Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2014-15 || 76 || 41 || 30 || 5 || 87 || 384 || 338 || 4ieme Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence
|-
|}
{| style="width:100%; border:none;"
| valign="top" style="padding-right:5px;" |
{| class="wikitable" style="width:auto; text-align:center;"
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 175%;" | SAISONS SPORTIVES
|-
! colspan="10" style="background-color: #000000; color: white; font-size: 117%;" | San Diego Gulls (2015-présent)
|-
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Années
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PJ
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | V
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | D
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PR
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | PTS
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | BP
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | BC
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Classement
! style="background-color:#B9975B; color:white;" | Série Éliminatoires
|-
| 2015-16 || 76 || 43 || 28 || 5 || 91 || 354 || 319 || 3ieme Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence
|-
| 2016-17 || 76 || 48 || 25 || 3 || 99 || 361 || 335 || 2ieme Pacifique || Perdu en finale de Conférence
|-
| 2017-18 || 76 || 38 || 30 || 8 || 84 || 361 || 355 || 5ieme Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2018-19 || 76 || 40 || 29 || 7 || 87 || 306 || 316 || 3ieme Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence
|-
| 2019-20 || 76 || 46 || 25 || 5 || 97 || 342 || 307 || 2ieme Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence
|-
| 2020-21 || 76 || 34 || 34 || 8 || 76 || 308 || 324 || 3ieme  Pacifique || Perdu en semi-finale de Conférence
|-
| 2021-22 || 76 || 32 || 38 || 6 || 70 || 300 || 340 || 7ieme  Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2022-23 || 76 || 22 || 41 || 13 || 57 || 255 || 333 || 8ieme  Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2023-24 || 76 || 27 || 39 || 6 || 60 || 206 || 273 || 8ieme  Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2024-25 || 76 || 35 || 39 || 2 || 72 || 218 || 240 || 6ieme  Pacifique || Exclus des séries éliminatoires
|-
| 2025-26 || 76 || 41 || 29 || 6 || 88 || 242 || 241 || 3ieme  Pacifique || Perdu au deuxieme tour des séries
|-
|}
<h2>Historique des Directeurs Généraux</h2>
{| class="wikitable" style="width:50%;"
! Période
! Directeur Général
|-
| 2011–2012
| Alexandre Poulin
|-
| 2012–2014
| Éric Rodrigue
|-
| 2014–2020
| Pierre Tanguay
|-
| 2020–2024
| Jean-Francois Poulin
|-
| 2024–présent
| Pierre Poulin
|-
|}
|}

Dernière version du 11 juin 2026 à 09:04

San Diego Gulls
Ligue LHSBA
Conférence Ouest
Division Pacifique
Directeur Général Pierre Poulin (2024-présent)
Aréna Pechanga Arena
Historique du club San Diego Gulls (2015–présent)
Club affilié Anaheim Ducks

L’éternel recommencement : chronique d’une franchise en quête de vision

L’histoire de cette franchise dans la LHSBA est celle d’un éternel recommencement. Elle a connu plusieurs identités, plusieurs villes et cinq directeurs généraux, sans jamais réussir à transformer ses bons moments en véritable culture gagnante durable.

De Syracuse à Norfolk, puis de Norfolk à San Diego, l’organisation a parfois été très compétitive. Elle a même atteint la finale de la Coupe Calder dès les premières années de son histoire. Mais chaque poussée positive a été suivie d’un recul, chaque espoir a fini par s’essouffler, et chaque nouveau cycle a ramené la même question : cette équipe peut-elle enfin trouver une direction claire?

La saison 2025-26 offre toutefois un signe encourageant. Après trois années consécutives sans séries, les Gulls de San Diego ont retrouvé le printemps et atteint le deuxième tour. Ce n’est pas encore une renaissance complète, mais c’est peut-être le premier vrai pas vers une nouvelle identité.

Syracuse : un départ difficile

Le premier chapitre, celui du Syracuse Crunch en 2011-12, est bref et compliqué. Sous Alexandre Poulin, l’équipe ne récolte que 55 points, termine au 7e rang de la division Pacifique et rate les séries éliminatoires.

La défensive accorde 418 buts, signe d’une formation encore loin d’une structure compétitive. Cette première saison donne l’image d’un club-école en construction, sans base solide ni identité claire.

Ce chapitre ne dure qu’une saison, mais il installe déjà un thème qui reviendra souvent : l’organisation devra se chercher longtemps avant de trouver un chemin stable.

Norfolk : la première grande lueur

En 2012, l’équipe devient les Norfolk Admirals. Avec Éric Rodrigue à la direction, la franchise connaît rapidement son premier grand moment.

En 2012-13, Norfolk récolte 89 points, termine au 4e rang de la division Pacifique et réalise un parcours remarquable jusqu’en finale de la Coupe Calder. Pour une organisation qui sortait d’une saison difficile à Syracuse, cette épopée est majeure. Elle prouve que le club peut viser haut et rivaliser avec les meilleures équipes du FARM.

Mais ce sommet arrive très tôt, presque trop tôt.

La saison suivante, les Admirals retombent à 77 points et ratent les séries. En 2014-15, sous Pierre Tanguay, l’équipe rebondit avec 87 points et une présence en séries, mais le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence.

Norfolk laisse donc un héritage contrasté : une grande finale, un vrai moment de prestige, mais aucune continuité durable.

San Diego et l’ère Pierre Tanguay : compétitif, mais jamais dominant

En 2015, l’organisation déménage à San Diego et devient les Gulls. Pierre Tanguay prend alors les commandes d’un long chapitre, avec l’objectif de stabiliser une franchise qui a déjà connu plusieurs changements.

Les premières années sont encourageantes. En 2015-16, les Gulls récoltent 91 points, terminent au 3e rang de la division Pacifique et participent aux séries. En 2016-17, ils connaissent leur meilleure campagne de cette période avec 99 points, une 2e place et un parcours jusqu’en finale de Conférence.

À ce moment, San Diego semble enfin prêt à devenir une puissance durable.

Mais l’élan ne se transforme pas en domination. En 2017-18, l’équipe rate les séries malgré 84 points. En 2018-19, elle revient dans le portrait avec 87 points, avant de connaître une autre bonne saison en 2019-20 avec 97 points et une 2e place.

Le problème est toujours le même : les Gulls sont souvent bons, parfois très bons, mais jamais assez constants pour s’imposer longtemps. Les parcours en séries s’arrêtent trop tôt, et la franchise demeure coincée entre respectabilité et frustration.

Jean-François Poulin : l’expérience externe sans électrochoc durable

En 2020, Jean-François Poulin prend la relève. Son arrivée apporte une certaine expérience, lui qui avait déjà dirigé l’organisation des Coyotes de l’Arizona et leurs clubs-écoles de 2013 à 2016. L’objectif est clair : donner un nouveau souffle à San Diego.

Sa première saison, en 2020-21, permet aux Gulls de participer aux séries malgré un total modeste de 76 points. Le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence, mais l’équipe reste au moins dans la conversation.

Puis la chute s’installe.

En 2021-22, San Diego récolte 70 points et rate les séries. En 2022-23, l’équipe s’effondre à 57 points et termine au 8e rang de la division Pacifique. En 2023-24, elle ne fait guère mieux avec 60 points, un autre 8e rang et seulement 206 buts marqués.

Le mandat de Jean-François Poulin ne produit donc pas l’électrochoc espéré. L’organisation recule, perd son identité offensive et s’éloigne du portrait éliminatoire.

Pierre Poulin : un nouveau départ et un premier vrai signe de relance

En 2024, Pierre Poulin devient le cinquième directeur général de l’histoire de la franchise. Il hérite d’une équipe en difficulté, sortie de plusieurs saisons sans séries et à la recherche d’une nouvelle direction.

Sa première saison, en 2024-25, montre une légère amélioration. Les Gulls récoltent 72 points, terminent au 6e rang de la division Pacifique et demeurent exclus des séries. Ce n’est pas encore un vrai redressement, mais l’équipe sort au moins du dernier rang.

La saison 2025-26 est beaucoup plus significative.

Avec une fiche de 41 victoires, 29 défaites et 6 défaites en prolongation, San Diego récolte 88 points, termine au 3e rang de la division Pacifique et retrouve enfin les séries éliminatoires. L’attaque progresse à 242 buts, tandis que la défensive demeure presque à l’équilibre avec 241 buts accordés.

Surtout, les Gulls ne se contentent pas de revenir au printemps. Ils atteignent le deuxième tour des séries.

Après trois années consécutives sans séries, cette campagne représente un vrai changement de ton. Elle ne règle pas tous les problèmes de l’organisation, mais elle donne enfin une base plus positive au mandat de Pierre Poulin.

2025-26 : un réveil à confirmer

La saison 2025-26 est importante parce qu’elle brise une séquence difficile. San Diego n’avait plus participé aux séries depuis 2020-21. Le retour au printemps, combiné à un parcours jusqu’au deuxième tour, montre que l’équipe peut redevenir compétitive.

Mais il faut rester prudent.

La franchise a déjà connu des réveils semblables par le passé. Norfolk a atteint la finale de la Coupe Calder en 2012-13 avant de reculer. San Diego a atteint la finale de Conférence en 2016-17 avant de redevenir irrégulier. Les bonnes saisons n’ont jamais été le problème principal. Le vrai problème a toujours été de les répéter.

Pour Pierre Poulin, le défi est donc clair : faire de 2025-26 autre chose qu’un simple sursaut. Les Gulls doivent maintenant enchaîner, retourner en séries, gagner encore des rondes et prouver qu’une nouvelle culture est réellement en train de se bâtir.

Une franchise encore à la recherche de continuité

Le bilan global de cette franchise est plus nuancé qu’un simple échec. Elle a déjà atteint la finale de la Coupe Calder. Elle a connu une finale de Conférence. Elle a participé aux séries à plusieurs reprises. Elle a montré, à différentes époques, qu’elle pouvait être dangereuse.

Mais elle n’a jamais trouvé la continuité.

Les changements de ville, les changements de direction et les cycles interrompus ont empêché l’organisation de construire une identité durable. Chaque directeur général a laissé une trace, mais aucun n’a vraiment installé une domination stable.

Pierre Poulin a maintenant l’occasion de changer ce récit. La saison 2025-26 lui donne un premier argument solide : les Gulls ont progressé, retrouvé les séries et franchi une ronde. La prochaine étape sera de prouver que cette progression peut survivre à une deuxième saison.

Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une organisation qui a souvent recommencé, souvent espéré, parfois brillé, mais rarement confirmé. San Diego possède maintenant une nouvelle chance de sortir du cycle. Reste à savoir si cette fois, le changement mènera enfin à une vraie continuité.


SAISONS SPORTIVES
Syracuse Crunch (2011-2012)
Années PJ V D PR PTS BP BC Classement Série Éliminatoires
2011-12 76 26 47 3 55 343 418 7ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
SAISONS SPORTIVES
Norfolk Admirals (2012-2015)
Années PJ V D PR PTS BP BC Classement Série Éliminatoires
2012-13 76 41 28 7 89 388 327 4ieme Pacifique Perdu en Coupe Calder
2013-14 76 37 36 3 77 335 331 6ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
2014-15 76 41 30 5 87 384 338 4ieme Pacifique Perdu en semi-finale de Conférence
SAISONS SPORTIVES
San Diego Gulls (2015-présent)
Années PJ V D PR PTS BP BC Classement Série Éliminatoires
2015-16 76 43 28 5 91 354 319 3ieme Pacifique Perdu en semi-finale de Conférence
2016-17 76 48 25 3 99 361 335 2ieme Pacifique Perdu en finale de Conférence
2017-18 76 38 30 8 84 361 355 5ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
2018-19 76 40 29 7 87 306 316 3ieme Pacifique Perdu en semi-finale de Conférence
2019-20 76 46 25 5 97 342 307 2ieme Pacifique Perdu en semi-finale de Conférence
2020-21 76 34 34 8 76 308 324 3ieme Pacifique Perdu en semi-finale de Conférence
2021-22 76 32 38 6 70 300 340 7ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
2022-23 76 22 41 13 57 255 333 8ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
2023-24 76 27 39 6 60 206 273 8ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
2024-25 76 35 39 2 72 218 240 6ieme Pacifique Exclus des séries éliminatoires
2025-26 76 41 29 6 88 242 241 3ieme Pacifique Perdu au deuxieme tour des séries

Historique des Directeurs Généraux

Période Directeur Général
2011–2012 Alexandre Poulin
2012–2014 Éric Rodrigue
2014–2020 Pierre Tanguay
2020–2024 Jean-Francois Poulin
2024–présent Pierre Poulin