Milwaukee Admirals
| Ligue | LHSBA |
|---|---|
| Conférence | Ouest |
| Division | Centrale |
| Directeur Général | David Houde (2024-présent) |
| Aréna | UW–Milwaukee Panther Arena |
| Historique du club | Milwaukee Admirals (2011–présent) |
| Club affilié | Nashville Predators |
La quête pour revivre la gloire : une Coupe Calder, une valse des dirigeants et un retour aux sources
L’histoire de cette franchise dans la LHSBA est celle d’un paradoxe. Elle a déjà atteint le sommet absolu en remportant la Coupe Calder. Elle a déjà connu une courte période où tout semblait possible, où l’organisation pouvait se présenter comme une puissance de la division Centrale. Mais depuis ce grand triomphe, elle cherche encore à retrouver la recette qui l’avait menée au championnat.
Cette histoire est aussi celle d’une instabilité marquée. Après un long premier règne de David Houde, l’équipe a multiplié les changements de direction, passant d’un projet à l’autre sans réussir à bâtir une continuité durable. Puis, en 2024, l’organisation a choisi de retourner vers son passé en rappelant l’homme qui l’avait menée à la gloire.
Mais le retour d’un architecte ne garantit pas automatiquement le retour d’une dynastie. La saison 2024-25 a ravivé l’espoir. La saison 2025-26 a rappelé que le chantier demeure profond.
Les débuts de David Houde : une montée rapide vers le sommet
Le premier grand chapitre appartient à David Houde, directeur général de 2011 à 2020. Sa première saison, en 2011-12, est difficile. L’équipe récolte 67 points, termine au 5e rang de la division Centrale et rate les séries éliminatoires. La défensive accorde 396 buts, signe qu’il reste beaucoup de travail à faire.
Mais la progression est rapide.
En 2012-13, l’équipe bondit à 93 points, termine au 1er rang de la division Centrale et atteint la finale de Conférence. Cette saison marque le vrai début d’une période ambitieuse. La franchise passe d’une équipe ordinaire à une formation capable de rivaliser avec les meilleures.
Puis vient la saison 2013-14, le grand moment de l’histoire du club.
Avec 51 victoires, 108 points, 382 buts marqués et seulement 308 buts accordés, l’équipe connaît une saison dominante. Mais surtout, elle transforme cette force en succès ultime au printemps en remportant la Coupe Calder.
Ce championnat devient le point de référence de toute l’organisation. David Houde n’a pas seulement bâti une bonne équipe. Il a bâti une équipe championne.
Après la Coupe : l’impossible répétition
La saison 2014-15 semble d’abord confirmer que le titre n’était pas un accident. L’équipe récolte 97 points, termine encore au 1er rang de la division Centrale et retourne en séries. Mais le parcours s’arrête en semi-finale de Conférence.
Puis, en 2015-16, la chute est brutale. La franchise s’effondre à 44 points, termine au 8e rang de la division et rate les séries éliminatoires. En l’espace de deux ans, l’équipe passe du statut de championne à celui de club de bas de classement.
Les saisons suivantes offrent quelques signes de vie, sans véritable continuité. En 2016-17, l’équipe récolte 81 points, termine au 2e rang et atteint la demi-finale de Conférence. Mais de 2017-18 à 2019-20, elle rate les séries trois années consécutives, malgré des saisons autour de 76 à 81 points.
Le premier règne de Houde se termine donc avec un héritage complexe. Il a mené la franchise à la Coupe Calder, mais il n’a jamais réussi à recréer durablement cette magie. Le sommet de 2013-14 demeure immense, mais il devient aussi de plus en plus isolé.
La valse des dirigeants
Après le départ de David Houde en 2020, l’organisation entre dans une période d’instabilité. Dany Renaud prend les commandes de 2020 à 2022, mais sa première saison est difficile. En 2020-21, l’équipe ne récolte que 64 points, termine au 7e rang et rate les séries.
La saison 2021-22 apporte toutefois un redressement intéressant. Avec 90 points, une 3e place dans la division Centrale et un parcours jusqu’en demi-finale de Conférence, l’équipe retrouve temporairement une certaine crédibilité.
Mais cette relance ne s’installe pas.
En 2022, la direction change à répétition. Richard Leduc Jr., Jimmy Martel, puis Pascal Roy se succèdent dans une courte période, symbole d’une organisation qui cherche une nouvelle voie sans parvenir à stabiliser son projet.
Sous Pascal Roy, les résultats demeurent modestes. En 2022-23, l’équipe récolte 80 points, termine au 6e rang et rate les séries. En 2023-24, elle obtient 76 points en 72 matchs, termine encore au 6e rang et demeure exclue du portrait éliminatoire.
Cette période donne l’impression d’un club coincé entre deux cycles. Pas assez mauvais pour tout recommencer complètement, mais pas assez fort pour redevenir une vraie menace.
Le retour de David Houde : un pari sur la mémoire du succès
En 2024, l’organisation prend une décision symbolique : elle rappelle David Houde, le seul directeur général à avoir mené la franchise à la Coupe Calder.
Ce retour est plus qu’un simple changement administratif. C’est un retour aux sources. Un pari sur l’expérience, sur la mémoire du championnat, sur l’idée que l’homme qui a déjà trouvé la formule pourrait la retrouver une seconde fois.
La première saison de ce deuxième mandat donne raison à l’optimisme. En 2024-25, l’équipe récolte 93 points, termine au 3e rang de la division Centrale et retrouve les séries éliminatoires. La défensive est solide avec seulement 229 buts accordés, et le parcours se rend jusqu’en semi-finale de Conférence.
Pour une organisation qui cherchait un nouveau souffle, cette saison représente un vrai signal positif. Le retour de Houde semble immédiatement redonner une direction et une crédibilité au projet.
Mais la suite rappelle que la reconstruction n’est jamais aussi simple qu’un retour de nom.
2025-26 : le recul qui refroidit l’espoir
La saison 2025-26 vient freiner l’élan. Après le retour en séries de 2024-25, l’équipe devait confirmer que le deuxième passage de David Houde marquait le début d’un nouveau cycle compétitif. Au lieu de cela, elle recule nettement.
Avec une fiche de 33 victoires, 35 défaites et 8 défaites en prolongation, la franchise ne récolte que 74 points. Elle termine au 8e rang de la division Centrale et rate les séries éliminatoires.
L’attaque ralentit à 215 buts marqués, tandis que la défensive accorde 237 buts. Ce n’est pas l’effondrement total de 2015-16, mais c’est un recul clair par rapport à la saison précédente.
Cette exclusion change la lecture du retour de Houde. La saison 2024-25 demeure encourageante, mais elle ne peut plus être vue comme une preuve définitive de renaissance. Elle devient plutôt une première étincelle, suivie d’un rappel brutal : l’organisation n’a pas encore retrouvé une base assez solide pour enchaîner.
Une gloire passée qui pèse encore lourd
La Coupe Calder de 2013-14 demeure le grand sommet de cette franchise. Elle donne à l’organisation une place importante dans l’histoire du FARM. Elle prouve que cette équipe a déjà su atteindre le plus haut niveau.
Mais elle crée aussi une pression constante. Chaque relance est comparée à cette époque. Chaque retour en séries ravive le souvenir du championnat. Chaque recul rappelle à quel point ce sommet semble maintenant loin.
Le défi de David Houde, dans son deuxième mandat, est donc différent de celui de ses débuts. En 2011, il devait construire une équipe capable de gagner. En 2024, il est revenu avec le poids de son propre héritage. Il doit maintenant prouver que la Coupe Calder n’était pas seulement l’œuvre d’un cycle révolu, mais qu’il peut encore bâtir une organisation capable de viser haut.
La saison 2025-26 montre que le chemin sera long.
Une franchise encore à la recherche de continuité
L’histoire de cette équipe est marquée par les contrastes. Elle a connu une finale de Conférence, une Coupe Calder, une première place de division, puis une chute brutale. Elle a connu une longue valse de dirigeants, un retour aux sources, un regain d’espoir, puis un nouveau recul.
Ce n’est pas une franchise sans histoire. C’est au contraire une organisation avec un sommet très fort, mais avec une continuité fragile.
Le tableau ci-dessous raconte donc l’histoire d’une équipe qui a déjà touché à la gloire, mais qui cherche encore à redevenir une puissance durable. David Houde a déjà été l’architecte du plus grand moment de cette franchise. Son défi, maintenant, est de prouver qu’il peut être plus qu’un symbole du passé : il doit redevenir le bâtisseur de l’avenir.
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Historique des Directeurs Généraux
| Période | Directeur Général |
|---|---|
| 2011–2020 | David Houde |
| 2020–2022 | Dany Renaud |
| 2022–2022 | Richard Leduc Jr. |
| 2022–2022 | Jimmy Martel |
| 2022–2024 | Pascal Roy |
| 2024–présent | David Houde |